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Op-Ed

L’Amérique semble rejouer les moments de crispation de son histoire

Justin Vaïsse


Editor’s Note: This article was published in the print version of


Le Monde
 on November 2, 2010.

Ce qui rend l’Amérique de l’automne 2010 si difficile à déchiffrer, c’est qu’elle semble rejouer en même temps plusieurs morceaux de son histoire : la crise de 1929 et le New Deal, la réaction conservatrice des années 1970, ou encore la grande peur japonaise des années 1980. Les élections de mi-mandat devraient simplement confirmer la profonde division du pays sur le sens de la crise actuelle et les remèdes pour en sortir.

Lors de sa campagne présidentielle, Barack Obama s’était placé dans les pas de Franklin Roosevelt, démocrate providentiel redonnant espoir à l’Amérique avec le New Deal. Serions-nous alors, outre-Atlantique, en 1934 ? Après tout, l’administration Obama, comme l’administration Roosevelt avant elle, a relancé l’économie par la dépense publique, imposé de nouvelles règles aux banques, et fait adopter plusieurs lois sociales, dont la mise à niveau du système de santé.

Seulement, l’ampleur de ces réformes est loin d’atteindre le niveau du New Deal. Il restera des 787 milliards de dollars (566,6 milliards d’euros) de relance votés, en février 2009, la satisfaction bien abstraite d’avoir évité le pire, mais pas une remise à niveau des infrastructures du pays qui aurait pu, dans les transports et l’éducation notamment, soutenir la croissance potentielle de l’Amérique dans les années à venir. Après tout, même le président républicain Eisenhower avait fait mieux avec le lancement de l’ambitieux programme autoroutier de 1956.

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