Skip to main content
Op-Ed

“Un prêt du FMI est certainement une option” pour l’Inde

Subir Gokarn était le gouverneur adjoint de la banque centrale indienne entre 2009 et 2012. Il est aujourd’hui directeur de la recherche du groupe de réflexion Brookings India. Il évoque la crise des changes qui frappe son pays et qui s’aggrave avec l’hémorragie des capitaux.

Comment analysez-vous la dépréciation de la roupie et la chute de la Bourse indienne ?

La cause principale des mouvements observés sur cette monnaie est le large déficit de la balance courante indienne. C’est une fragilité qui, au moindre choc externe ou domestique, entraîne de brusques variations du cours de la roupie. Dans le scénario actuel, le choc initial fut l’annonce par la Réserve fédérale américaine d’un resserrement de sa politique monétaire et, depuis, la roupie est sous pression.

La moindre perspective d’une restriction de sortie des capitaux, au-delà de celle qui a été annoncée récemment, semble être à l’origine du brusque décrochage de ces derniers jours. Même si cette restriction ne concerne que les particuliers et les entreprises résidant en Inde, les investisseurs étrangers ont cru qu’ils seraient aussi bientôt visés. Et mieux vaut sortir quand la porte est encore ouverte !

Je ne peux pas dire si leur crainte est justifiée mais, quand les investisseurs auront l’impression qu’ils ne risquent plus de telles restrictions, la situation commencera à se stabiliser.

This article was originally found here on www.lemonde.fr

Author

Subir Gokarn

Former Brookings Expert - Brookings India

Executive Director - IMF

Get daily updates from Brookings